Noces de Vent: le metteur en scène

Jean-Paul Clerbois

Jean-Paul Clerbois voit le jour en octobre 1963, ce qui lui permettra de tenir son 1er grand rôle en interprétant quelques semaines plus tard le « petit Jésus » dans la crèche de Noël sur la Grand-Place de Bruxelles. Malheureusement, c’est au cours de cette série de représentations en plein air qu’il prendra froid et sera obligé de se retirer en sanatorium où il apprendra à jouer au poker menteur. Malgré sa santé encore fragile, il voyage beaucoup afin de participer aux plus grands concours de poker dans le monde entier. Fortune faite, il décide d’investir tous ses biens dans une usine de poêles à pellets en Martinique. L’affaire se révélera peu fructueuse et c’est complètement ruiné qu’il rentrera au pays pour revenir à ses premières amours : le théâtre. Il joue avec les plus grands : Jean-Paul Belmondo qui lui apprendra la pratique de la cascade, Louis De Funès les ficelles de la comédie et Gérard Depardieu le goût du vin rouge. Mais c’est sa rencontre avec Robert Hossein et Peter Brook qui lui donnera l’amour de la mise en scène. Suite à une erreur de diagnostic médical, il est interné pendant dix ans pour soigner une soi-disant tendance à la mythomanie. Fort heureusement, grâce au Dr Gillard, il sortira de clinique afin d’intégrer la troupe Théâtre 2000…!

Noces de vent / note d’intention du metteur en scène

Noces de vent, c’est un voyage au sein de notre Belgique profonde ; un peu comme si la caméra de la célèbre émission « Striptease » avait installé ses caméras pour le théâtre.
Dix ans après leur mariage quatre couples d’une même famille se réunissent pour un repas champêtre dans les jardins de leur propriété. Une belle fin d’après-midi orageuse (dans tous les sens du terme) où le vernis va petit à petit s’effriter et faire ressortir les petits secrets et les rancœurs accumulés durant toutes ces années.
Ecrit à huit mains et sur base d’improvisations par les huit créateurs de ces rôles, le texte de ce spectacle met en évidence le temps qui passe sur le couple, la décrépitude de cette famille issue d’une noblesse désargentée, le choc des cultures entre le Nord et le Sud de notre pays et fait de cette pièce un petit bijou d’humour acerbe et décalé.
Autant en emporte…les Noces de Vent…

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Noces de Vent: la distribution

« NOCES DE VENT », UNE BELGE COMÉDIE

Dans notre beau royaume de Belgique, les trois frères et sœur « de Bézieux », Léopold, Albert, Baudouin et Astrid (Tiens!) décident de se marier le jour des noces d’argent de leurs parents sans imaginer les perdre accidentellement le soir même.
Aujourd’hui, 10 ans plus tard, ces frères et sœur se retrouvent dans le château hérité pour célébrer leur anniversaire de mariage.
Entre vieilles pierres et souvenirs, le bilan s’avère amer: quoi! Ces enfants de belle famille, bien comme il faut, aux prises avec leurs fantômes du passé!
La réunion devient vite explosive et …inoubliable.

UN PSYCHODRAME A LA BELGIAN PICKELS

Cette pièce hilarante déshabille les couples et raconte leurs tribulations au bord du pathétique, elle découpe au cutter les caractères dissonants, elle dépeint les relations houleuses et les manques, elle se fait l’écho de phrases qui tuent.

Et surtout, elle appuie là où ça fait mal: tant mieux. Ce n’en est que plus drôle.

ETIENNE VAN DEN DOOREN joue LEOPOLD.
Spécialiste en répartition des tâches sans que lui ne lève jamais le moindre petit doigt.
Médecin, dissipateur des biens familiaux. L’hypocrisie personnifiée.

 

SYLVIE JELEN joue MARION.
Mélancolique, elle rêve d’un Rodolphe disparu en Louisiane…

 

 

DANIEL BURKEL joue ALBERT.
C’est l’aventurier qui se fout de l’argent, qui se fout du château.
Il revient du Togo…

 

MARIE CUISINIER joue MALOU.
Le couple va mal.
Déjà qu’ils ont perdu un enfant enterré comme les parents dans la chapelle du château.

 

FABIEN VANDE VELDE joue BAUDOUIN.
Dit « Doudoune ». Incapable d’assouvir les envies de sa femme. Il est psy.

 

 

LOLA DESTERCQ joue EVELYNE.
Anorexique, fragile, un peu tarte et très gourmande de plaisirs charnels.

 

 

JEROME LECLERCQ joue JAN VAN DAMME.
« Le plaisir de ces dames », toujours prêt à donner un coup de main et à faire la fête.
Traiteur de profession.

 

AURIELLE MOUSTY joue ASTRID.
C’est elle qui a « importé » Jan, le joyeux flamand bon vivant.
Maîtresse-femme, terre-à-terre, à l’affût des papillonnages de son mari.

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Tout ou Rien dans La Libre Belgique du 12 Septembre 2017

Charleroi : « Tout ou rien », pièce carolo multi-primée

La Libre.be

Hainaut La pièce de théâtre est de retour au pays avec des prix internationaux.

Le spectacle muet « Tout ou rien », créé à La Ruche Théâtre de Marcinelle il y a un an et qui n’a été joué qu’une fois chez nous, est de retour au Pays Noir.

La troupe Théâtre 2000 sort d’une longue tournée en France et en Suisse. Et les comédiens reviennent avec un prix prestigieux : la première place à l’édition 2017 du festival international « La Tour en Scène », en Suisse. Le festival de Marrakech s’est quant à lui annoncé intéressé aussi par la suite.

« Le pitch est simple : ce sont neuf comédiens en scène, ils sont dans une salle d’attente et ils attendent, explique Lola Destercq, une des actrices du spectacle. Et en fait, il se passe plein de trucs, mais vu que le spectacle est muet, tout passe par le corporel. On peut deviner la personnalité des gens, les gestes, mais aussi l’individualisme et l’égoïsme de l’homme : on voit jusqu’où l’homme est prêt à aller s’il a quelque chose à y gagner. »

Absurde et burlesque

Mais assister aux 75 minutes (sans entracte) que dure ce spectacle, c’est aussi pour la comédie. Parce que « Tout ou rien » se veut absurde et burlesque. Avec une pointe de rêve. « Par moments, on entre dans la tête du personnage, par exemple, l’un d’eux est très maladroit, mais dans son rêve il devient un danseur étoile gracieux. »

Inspiré d’une pièce d’Eric de Staercke, « Nothing Rien Niks Nada », pour l’idée de la salle d’attente, la comparaison s’arrête là : tout a été créé à base d’improvisation de cette petite troupe amateur, Théâtre 2000, et retravaillé par la suite. « On voulait repasser ici, pour que les Carolos puissent retrouver le spectacle qu’ils ont manqué il y a un an, et peut-être en mieux, maintenant que la pièce a bien tourné à l’étranger. »

La pièce sera jouée à l’Eden, ces vendredi 15 et samedi 16 à 20 h 30, et ce dimanche 17 septembre à 16 heures.

Réservations (13€ la place, 10€ pour les -26 ans) au 0499.415.417 ou theatre2000@hotmail.com.

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